Besançon2025
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BILAN CONGRES
XVIe Congrès Mondial de la FIPF Besançon2025 : « Utopies francophones en tous genres » 10 au 17 juillet 2025
Lieux au centre de Besançon : Théâtre KURSAAL – Théâtre LEDOUX – Université Marie et Louis Pasteur, site Mégevand – Cour du Palais Granvelle
1. Principe et objectifs
La Fédération internationale des professeurs de français réunit tous les 4 ans un congrès mondial pour renouveler ses instances associatives.
Une association du pays accueillant est chargée d’organiser le congrès. Lors du congrès mondial précédent, le CA de la FIPF discute des lieux proposés, et vote pour choisir un lieu en fonction des dossiers déposés. En 2021 (congrès en ligne pour cause de pandémie), l’AFEF avait proposé la candidature de Besançon pour juillet 2025, en partenariat avec le CLA de Besançon, et le soutien de la ville, de GBM et de l’université.
Le dossier Besançon2025 avait été accepté par le CA de la FIPF, et depuis 2021 l’AFEF a travaillé avec l’aide du CLA à préparer le congrès.
Un titre avait été posé : « Les utopies francophones en tous genres », liant les utopies, thème développé dans la ville et ses environs, la francophonie et l’égalité filles-garçons et femmes-hommes dans l’éducation.
Les objectifs étaient de réunir des professeur·es des quatre continents autour de ce thème fédérateur, décliné en quatre axes : diversités langagières et linguistiques – pratiques d’écriture – littératures – français langue économique et d’enseignement.
Les objectifs étaient aussi de permettre à ces professeur·es du monde d’échanger, partager leurs expériences, et vivre des moments de convivialité indispensables à ces rassemblements.
2. Préparation : étape de l’organisation
- 1ère étape : dossier de candidature, décembre 2019-juin 2021. En décembre 2019, le CLA de Besançon (partie de l’université spécialisée dans l’enseignement du français langue étrangère, très connue dans le monde, cherchait une association française pour organiser le prochain congrès mondial de de la FIPF à Besançon. L’AFEF a accepté ce défi, d’abord pour un Congrès qui devait se tenir en juillet 2024, puis les confinements pour cause de COVID ont repoussé le congrès mondial prévu à Nabeul en juillet 2020 à juillet 2021. Le dossier a donc été repoussé, et modifié avec un nouveau titre. Après de nombreux échanges en Visio, confinement oblige, la rencontre de début juin 2021 a été décisive pour choisir de proposer un Congrès qui se tiendrait au centre de la ville de Besançon. En juillet 2021, lors du congrès mondial de Nabeul qui s’est tenu en ligne, le CA de la FIPF a voté et retenu le dossier de candidature présenté par l’AFEF.
- 2ème étape : recherche de soutiens scientifiques, matériels et financiers à Besançon. L’université a été immédiatement impliquée, grâce au directeur de l’UFR SLHS, qui nous a proposé ses locaux, et a délégué une professeure à qui il a demandé d’intégrer l’équipe scientifique du Congrès. Des contacts pris avec les différents acteurs de la ville de Besançon ont permis d’établir des partenariats : avec l’université, la ville, la métropole, et le département par sa plateforme d’organisation de Congrès : Doubs Tourisme. Des subventions ont été sollicitées auprès de la ville et de la métropole, la gratuité, des locaux de la ville et de l’université nous a été assurée. Ce qui nous a permis d’avancer concrètement dans l’organisation du congrès.
- 3ème étape : constitution d’une équipe de 2023 à 2024. Après un noyau de départ, constitué par la présidente, le trésorier, la vice-présidente de l’AFEF et le président de la CFLP, membre du CA de l’AFEF, en partenariat avec des représentants du CLA, l’équipe s’est renforcée peu à peu et s’est répartie en plusieurs comités, chacun présidé par un membre du CA de l’AFEF en collaboration avec des personnes du CLA et d’autres membres de l’AFEF. Les différents comités ont été : scientifique, logistique, communication, culturel, pédagogique, financier.
- 4ème étape : organisation finale du congrès, année scolaire 2024-2025.
3. Déroulement
Le congrès a débuté le 10 juillet par la cérémonie d’ouverture qui s’est tenue au théâtre Ledoux, avec la présence des officiels de la ville, des représentants des ministères français et étrangers, et conclue par la conférence inaugurale de Jean-Louis Chiss : "Les utopies linguistiques et culturelles, langue et culture". Puis un cocktail de bienvenue a été servi à tous les congressistes et partenaires dans la cour de l’UFR SLHS rue Mégevand.
L’accueil était organisé dans la salle Proudhon qui a servi de régie durant tout le congrès.
L’équipe d’organisation de l’AFEF a été fortement secondée par un grand nombre de volontaires recruté par et au sein du CLA, un salarié avait été recruté pour les encadrer.
Le congrès scientifique s’est déroulé ensuite du 11 au 17 juillet midi, dans l’amphi et les salles du Kursaal et dans les amphis et salles de l’UFR SLHS, avec en parallèle entre 3 et 5 conférences tous les matins, puis ateliers/communications en parallèle (entre 70 et 100 par jour), et des tables rondes en début d’après-midi. Des écrivains ont été présents tous les jours, de la francophonie, Bisontins, ou Parisiens avec des parcours particuliers.
Un salon partenaires s’est tenu du 11 au 16 juillet dans la salle ronde du Kursaal, avec un très grand succès ; ce salon a été plébiscité par les exposants, heureux d’être dans un si beau lieu, avec un aménagement de très grande qualité ; et par les congressistes qui venaient y prendre leurs pauses café et rencontrer les exposants. Une librairie avait aussi été invitée dans l’entrée du Kursaal, qui tenait des dédicaces des auteurs présents (Café-librairie l’Interstice).
La journée du dimanche 13 avait été laissée libre pour que les congressistes puissent découvrir la région grâce à des excursions proposées lors de leur inscription.
Ils ont eu aussi l’occasion, durant les 8 jours, de visiter la ville grâce au pass tourisme-culture, les expositions proposées à la bibliothèque, dans les musées, la citadelle. Les chanceux qui avaient réservé à temps ont pu aussi vivre une très belle soirée de gala dans la cour du Palais Granvelle, dont toutes et tous se souviendront.
La restauration du midi et les pauses café avaient été confiées au CROUS.
Le cocktail d’ouverture au traiteur Nicolas (ainsi que le buffet pour les bénévoles le dernier jour), le cocktail de gala à la maison Cottin.
L’inscription et la réservation des excursions et hébergements (hôtels et CROUS) avait été confiée à Doubs Tourisme.
Tout s’est parfaitement déroulé, à la grande satisfaction de l’ensemble des congressistes.
4. Bilan qualitatif
L’accueil local a été exceptionnel, aussi bien auprès des hôteliers que de la ville et de l’université.
Des hôtels avaient été sélectionnés, l’hôtel de Paris pour l’équipe AFEF et FIPF, l’IBIS centre-ville et le Best Western pour les conférenciers et écrivains, le Mercure Parc Micaud pour les exposants, ainsi que l’hôtel du Nord qui a accueilli de nombreux congressistes et nous a dépannés plusieurs fois en cas de difficultés de dernière minute.
Les lieux mis à disposition par la ville : Kursaal et Ledoux, ont été particulièrement appréciés par les congressistes et les partenaires ; ainsi que l’UFR SLHS.
Les congressistes et partenaires ont particulièrement apprécié la proximité des lieux, la beauté des salles, la beauté de la ville et la facilité pour circuler partout, et découvrir une ville et une région souvient inconnues d’eux.
Les aides en nature de la ville et de l’université par la mise à disposition des locaux, ainsi que du personnel pour la ville, ont énormément facilité le travail et le budget de l’équipe d’organisation. Selon les organisateurs des derniers congrès connus, cela ne s’est jamais vu !!!
La disponibilité des personnes de la ville, de GBM, pour nous aider dans l’organisation, nous a été particulièrement précieuse ; ainsi que la disponibilité du personnel de l’université.
Notre seule difficulté s’est concentrée autour des relations avec le CROUS, que nous avions au départ pensé considérer comme partenaire, mais qui a été plutôt un prestataire, avec un tarif et des conditions pour les déjeuners un peu excessifs. Mais les congressistes ont vanté la qualité et quantité des déjeuners, ainsi que la bonne gestion des files d’attente, et nous avons pu constater aussi la gentillesse et disponibilité du personnel du CROUS pour les pauses café. Les conditions faites pour les chambres universitaires nous ont aussi paru excessives, nous espérions un tarif plus accessible pour les congressistes peu fortunés.
5. Bilan quantitatif
Un millier de congressistes venus de 103 pays, de l’Australie au Brésil en passant par le Canada ou l’Azerbaïdjan et la République Populaire de Chine, auxquels il faut ajouter une centaine d’exposants, des conférenciers, les administrateurs de la FIPF et ceux de l’AFEF, des journalistes de TV5 Monde et de RFI, de l’Est Républicain, de FR3 France-Comté et de divers autres médias locaux, soit environ 1200 participants.
Les réservations d’hôtels et de chambres universitaires se sont faites via la plateforme Doubs-Tourisme, qui traite encore toutes les données et nous rendra compte très prochainement.
Parmi les prestataires publics, la Ville de Besançon a été très engagée et a pu mettre à disposition le Grand et le Petit Kursaal, le Théâtre Ledoux pour la cérémonie d’ouverture le 10 juillet et celle de clôture le 17 juillet, enfin le Palais Granvelle pour une soirée de gala le 16 juillet.
L’Université Marie et Louis Pasteur a été très impliquée également, par son UFR des Sciences du langage, de l’homme et de la société et le Centre de linguistique appliquée. Les locaux de l’UFR SLHS rue Mégevand ont été mis à disposition dès le 10 juillet pour un cocktail de bienvenue, dans la cour, pour plus de 800 participants. Puis, tout au long du congrès, les amphithéâtres et un vingtaine de salles de cours ont pu accueillir chaque jour nos congressistes et conférenciers ou intervenants dans des ateliers ou tables rondes.
L’office de tourisme a été très présent pour proposer aux congressistes des visites des différents musées et sites commémoratifs de la ville, grâce également au pass-tourisme mis en place par Keolis Ginko pour toute la durée du congrès.
De son côté, la plateforme Doubs-Tourisme a été d’une grande aide pour gérer les inscriptions, les réservations d’hôtels et de chambres en résidence universitaire, le paiement du diner de gala ainsi que de nombreuses excursions dans les environs de Besançon. Son savoir-faire et la présence constante du responsable ont été tout à fait déterminants dans la réussite de ce congrès mondial.
La restauration de midi, rue Mégevand, et des chambres d’étudiants ont été assurées par le Centre Régional des Oeuvres Universitaires et Scolaires, ainsi que les pauses-café le matin et l’après-midi au Kursaal. Trois repas étaient en effet prévus dans l’inscription des congressistes. Les autres repas ont été pris en ville.
Les cocktails de bienvenue et de la soirée de gala ont été assurés respectivement par Nicolas et par Cottin.
Les restaurateurs de la ville, et plus généralement les commerçants, ont pu être agréablement surpris de découvrir une grande quantité de personnes dont la langue commune était le français et qui étaient, de toute évidence, ravies de se retrouver dans une ville accueillante et agréable pour un objectif commun : la place de la langue française dans le monde et son enseignement, sous diverses formes et dans des contextes parfois fort différents.
Le budget final n’est pas encore finalisé, mais se situe autour de 250 000 €. Ce montant ne tient pas compte des mises à disposition de locaux ni de l’implication, bénévole ou es-fonction, des nombreuses personnes engagées dans la réussite du congrès.
Les recettes se situent essentiellement du côté des exposants et des participants. L’organisation n’aurait pas pu être possible sans l’engagement de plus de 120 bénévoles ni l’implication des acteurs locaux déjà mentionnés.
Les dépenses concernent pour la plus grande part l’opérateur de transport et tourisme Ginko, le CROUS, la société TNT Events pour l’installation des stands des exposants, la société de ménage GSF pour les locaux universitaires de la rue Mégevand ainsi qu’une société de sécurité pour contrôler les entrées et sorties, en journée comme lors des soirées.
Les subventions de la Ville de Besançon et de Grand Besançon Métropole seront déterminantes pour l’équilibre du budget.
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Dépenses |
Recettes |
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Editions du congrès : 10 000 Location de salles : mises à disposition Location de matériel expo : 60 000 Location d’audiovisuel : 4 500 Frais liés à la sécurité : 7 000 Logistique transport à Besançon : 50 000 La restauration du congrès : 95 000 L’accueil : 5 000 Matériels divers : dont ménage : 10000 Programme touristique : à charge des participants Prise en charge des invités de marque : 5 000 Cadeaux régionaux : 3 500 |
Inscriptions congressistes 1000 inscriptions à 130 € = 130 000
Inscriptions exposants 50 exposants X x € = divers stands, total 90 000 €
Autofinancement : 30 000 €
Subventions accordées : de la Ville : 11 750 € ...GBM : 8 250 € du Conseil Général du Doubs : néant du Conseil Régional de Franche-Comté : néant de l’Etat (ministères) : néant
autres : néant |
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TOTAL : 250 000 € |
TOTAL : 250 000 € |
5. Conclusion
Le congrès a été une vraie réussite.
Les témoignages quotidiens reçus des congressistes et des exposants, durant le congrès directement ou en laissant une trace sur le livre d’or du congrès, sont particulièrement élogieux. Ils portent à la fois sur l’organisation du congrès, la disponibilité de l’équipe d’encadrement et la qualité de l’accompagnement par les bénévoles.
Ils portent aussi très fortement sur les lieux, la fluidité de l’ensemble, la beauté des salles mises à disposition, des espaces extérieurs, et sur la ville et ses environs qui ont été particulièrement appréciés pour la beauté des lieux et la convivialité. Les témoignages continuent après le congrès, massifs sur les réseaux sociaux et par courriel.
De mémoire d’organisateurs et de participants des précédents congrès, Besançon2025 se situe vraiment tout en haut de la liste !
Notre seul regret c’est qu’un certain nombre de collègues étrangers n’aient pas pu venir faute de visa (300 annulations…) et qu’une pièce de théâtre algérienne, dûment préparée, n’ait pas pu se tenir faute d’autorisation. Mais cette dimension politique dépasse nos compétences.
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