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Édito
Chères et chers collègues,
Cette lettre 151 est un peu particulière. Depuis sa création il y a 16 ans, c’est la plume de la présidente, Viviane Youx, que vous avez reçue quasi invariablement chaque mois.
Nous la remercions chaleureusement pour ses 23 ans d’une présidence engagée, tant au niveau national qu’international au sein de la Fédération internationale des professeurs de français. Reconnaissante à l’égard de la variété et la qualité des actions qui ont été menées sous sa présidence, l’équipe qui l’entoure s’est mobilisée pour prendre le relai.
Dans cette perspective, l’AFEF vous propose à nouveau depuis le mois de janvier « Les mercredis de l’AFEF ». Lors d'un premier webinaire en janvier 2026, Enseigner le français à l’heure de l’IA, le nombre de participants a montré votre intérêt pour les questions que nous soulevons. L'audience a aussi été très forte au webinaire du 25 mars : Oser repenser l’enseignement du lexique : dépasser les idées reçues pour mieux enseigner. Le lien que le français entretient avec les autres disciplines, était au cœur de ce deuxième rendez-vous, conçu par deux de nos administratrices, Florence Guittard, formatrice et enseignante en LP, et Karine Risselin, enseignante en LGT, formatrice et co-autrice de Travailler la maitrise de la langue : Faire progresser les élèves dans toutes les disciplines, qui vient d’être réédité et dont nous conseillons vivement la lecture.
L’AFEF continue également de faire entendre sa voix et la vôtre auprès du ministère dans le cadre de consultations collectives actuellement mises en œuvre à l’initiative de l’institution, comme elle l’a toujours fait lors des différentes réformes et refontes programmatiques. Nous participons ainsi aux réflexions engagées sur l’orthographe, l’EAF, les programmes d’EMI et ceux des enseignements artistiques. Nous partageons nos analyses et convictions sur les réformes des programmes et des examens.
L’élan qui nous porte puise à différentes sources :
Votre soutien, bien sûr : chaque adhésion donne à nos actions un supplément de force et de sens ! N’oubliez pas d’adhérer.
Les questionnements forts qui, dans la durée, nous habitent et qui fournissent la matière des prochains webinaires : les inégalités, l’enseignement de la littérature, l’évaluation. Ces préoccupations rencontrent ce dont beaucoup d’entre vous témoignent : comment faire face aux inégalités qui ne cessent de croitre dans l’École, reflet de celles de la société ? L’AFEF est d’ailleurs engagée dans le collectif Riposte qui s'est emparé, le 28 mars à Montpellier, de cette question pour construire des propositions. Comment garantir une place à la littérature au sein de l’École qui ne nous réduise pas progressivement au rôle d’antiquaire » mais nous amène à faire advenir chez nos élèves une pensée ouverte à l’altérité, sensible et réflexive tout à la fois, et à développer le goût et le plaisir de lire ? Comment repenser une évaluation qui n’accentue pas les inégalités et ne soit pas le seul « pilote » de nos pratiques ?
L’ouverture sur l’international, à travers la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF). Adhérente depuis l’origine, l’AFEF contribue à l’animer au sein d’une commission dont elle assure la présidence, et qui la conduit à dialoguer avec des enseignant.e.s et chercheur.se.s du monde entier. Elle porte aussi le concours mondial d’écriture créative collaborative Florilège-FIPF , auquel vous êtes bienvenus à participer avec vos élèves. Cette ouverture sur l’international nous inspire par ailleurs de sincères pensées pour nombre de collègues, d’élèves, d’étudiants et de familles actuellement éprouvés dans un contexte que vous connaissez comme nous.
Forts de tout cela, nous allons continuer de faire exister nos valeurs, la conception que nous défendons du métier d’enseignant, la nécessité de redonner du sens à l’enseignement de la littérature dans toutes ses dimensions pour interroger le monde dans lequel nous vivons, et continuer de soutenir un rapport à la langue et aux langages qui permette de comprendre, dire, écrire, réfléchir dans toutes les disciplines.
Isabelle Henry, présidente de l’AFEF.
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Du renouveau à l'AFEF
7 février 2026
L'assemblée générale statutaire de l'AFEF a eu lieu le 7 février 2026 à Paris.
Au programme :
- Présentation et vote du rapport moral et du rapport financier de l'exercice 2025
- Renouvèlement partiel du conseil d’administration
- Élection du nouveau bureau de l'Association Isabelle Henry, Présidente - Isabelle de Peretti, Secrétaire - Guillaume Loock, Trésorier
- Échanges sur les actualités et perspectives
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Webinaire 28 janvier 2026 :
Le 28 janvier 2026, dans le cadre des Mercredis de l'AFEF, s'est déployé un webinaire animé par Jean-Michel Le Baut(professeur de lycée, AFEF) et AMarie Petijean (professeure en littérature française et création littéraire, CY Cergy Paris Université).
Questions : L’Intelligence Artificielle Générative constitue-t-elle pour l’Ecole et pour notre discipline en particulier une menace, une chance ou un nouveau défi ? Comment garder de la combativité pour que l'aventure de l'écriture revive dans les classes ?
Des pistes de travail ont été tracées, illustrées par des exemples précis de pratiques. Le webinaire s'est aussi efforcé de poser la question de l'évaluation, dont le jeu est quelque peu brouillé par les possibilités nouvelles de copier-coller.
L'IAG semble porter une invitation à entreprendre une transition pédagogique. Il nous faut passer du culte du texte (fermé, sacralisé, extérieur à soi) à des pratiques de textualisation (de manipulation, de comparaison, de transformation, de production... de textes). Autrement dit, il nous faut passer d’une culture de l’écrit à une culture de l’écriture, susceptible de mettre en action et en réflexion des pratiques langagières diverses, tout à la fois linguistiques, littéraires, scolaires, numériques, si possible d’ailleurs en les articulant.
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Le 4 mars 2026, dans le cadre des Mercredis de l'AFEF, s'est déployé un webinaire animé par Karine Risselin et Florence Guittard (AFEF) avec la participation d’Anne Sardier (enseignante-chercheuse en sciences du langage, autrice de l’ouvrage Les mots-amis pour progresser en vocabulaire).
Dépasser les idées reçues pour « oser repenser l’enseignement du lexique » ? Défi, crucial, qu’a tenté d’explorer le webinaire, exemples de pratiques à l’appui : aller au-delà des listes de mots, faire du lexique, dans toutes les disciplines, « un levier de compréhension et de production pour penser, relier, réutiliser ».
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Rendez-vous de l’AFEF au Ministère
L’Association Française pour l’Enseignement du Français a été conviée par le ministère de l’Éducation nationale à partager ses réflexions et propositions sur deux sujets particuliers :
- 10 mars 2026 : audience sur l’orthographe et la langue (Viviane Youx) - lire le compte-rendu
- 12 mars 2026 : visio sur une éventuelle réforme des Epreuves Anticipées de Français au baccalauréat (Isabelle Henry, Jean-Michel Le Baut, Karine Risselin) - lire le compte-rendu
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Un printemps du français au cycle 4 ?
Les nouveaux programmes de français pour le cycle 4 sont parus au BO du 5 mars 2026. Ils entreront progressivement en application : en 5e à la rentrée scolaire 2026 ; en 4e à la rentrée scolaire 2027 ; en 3e à la rentrée scolaire 2028.
Avec des perspectives intéressantes en matière de lecture, écriture, oral, langue... et même des efforts pour appliquer et préconiser enfin l’usage de l’orthographe rectifiée.
Les nouveaux programmes de français en cycle 4 sont promesses de renouveau. Voilà qui creuse aussi potentiellement le fossé entre les programmes du collège, vivifiants, et ceux du lycée, sclérosés. Un fossé, pédagogique et idéologique, qui risque de devenir difficile à franchir pour les élèves ? Formulons le souhait que le chantier de rénovation se prolonge bientôt au lycée pour y déployer aussi la possibilité d’un enseignement du français tout à la fois ambitieux et vivant.
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Une réforme des épreuves de français au baccalauréat se dessine : elle s’annonce importante à l’écrit des séries technologiques et à l’oral de toutes les filières. Il va falloir se donner les moyens collectivement de rendre ces évolutions profitables aux élèves. Il resterait bien des modifications à proposer tant pour les épreuves que pour les programmes, néanmoins, ces nouvelles perspectives nous semblent dessiner de nouveaux contours témoignant de perspectives ambitieuses et d’avancées didactiques positives.
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Comment l’Ecole peut-elle affronter la question des inégalités ? Tel était le thème de la journée du collectif Riposte Education qui s’est déroulée à Montpellier le 28 mars 2026. Un temps précieux et stimulant d’échanges de pratiques, de réflexions, de convictions, entre des acteurs et actrices qu’animent une ambition commune : refuser « le scandale d’une école qui trie, exclut et décourage. » L’AFEF a joué dans cet événement national un rôle essentiel d’organisation, d’animation, de participation. Avec notamment la présence active de Danielle Alexandre, Matthieu Billière, Stéphane Bonnet, Dominique Bucheton, Françoise Girod, Jean-Michel Le Baut, Françoise Morel, Maryse Rebière, Viviane Youx ...
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Marie-Sylvie Claude :
Entendre enfin le lecteur ?
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Professeure en didactique de la littérature à l'Université Grenoble Alpes, Marie-Sylvie Claude publie un ouvrage à ne pas manquer : Entendre le lecteur.
Le travail mené est intéressant par sa démarche, « hybride ». Elle articule en effet deux approches : d’une part « l’approche didactique de la réception de la littérature », d’autre part « la sociologie des apprentissages et du curriculum », qui considère le travail des savoirs comme « une transaction entre des élèves et des enseignants ayant une expérience sociale engagée ».
Marie-Sylvie Claude éclaire l’histoire complexe de la « lecture littéraire » dans l’enseignement du français. Parmi les méthodes empruntées à la sociologie, il y a « l’entretien semi directif » que Marie-Sylvie Claude met en œuvre « pour entendre l’élève lecteur et son enseignant ». A partir de leur lecture de copies-tests, elle étudie ainsi leurs représentations et pratiques de l’exercice canonique du français au baccalauréat : le « commentaire ». L’investigation s’avère terrifiante...
Sur le site de l'AFEF : l'intégralité de l'article
Sur le site du Café pédagogique : L’enseignement du français est malade
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Mathieu Billière :
Lever la main

Enseigner le français dans le lycée 2025 : l’impossible métier ? Dans son récent ouvrage Lever la main, Mathieu Billière éclaire le dilemme qui est celui de bien des collègues : d’une part l’obligation d’appliquer des programmes rétrogrades qui conduisent à un triste bachotage, d’autre part la volonté d’engager les élèves dans une expérience, formatrice et émancipatrice, de la littérature et du monde. L’auteur nous fait entrer dans son atelier de professeur, à son bureau et en classe, pour aider à comprendre comment se rêve et se réalise le travail de l’enseignant créateur qu’est l’enseignant de lettres. L’enseignement du français s’y dévoile tout à la fois comme un artisanat et un engagement, tant il s’agit d’articuler des enjeux esthétiques, éthiques et politiques. « Si ce livre peut montrer que le métier d’enseignant relève d’une vraie expertise professionnelle, j’en serai content. » Nul doute que beaucoup y trouveront de la reconnaissance et y puiseront de la combativité, pour aller de l’avant.
Interview dans le Café pédagogique
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Travailler la maitrise de la langue

La 2ème édition de l'indispensable ouvrage d'Anne Vibert, Émilie Bush et Karine Risselin ! Elle s’enrichit et s’actualise pour répondre aux enjeux du réel de la classe.
- Une première partie actualisée avec l’analyse des derniers textes officiels
- De nouvelles contributions sur les écrits intermédiaires, notamment en Histoire et en Mathématiques
- De nouvelles pistes autour des chantiers de grammaire
- Une bibliographie repensée à partir des problèmes réels du métier
- Une mise en valeur des collectifs de travail enseignants
Un ouvrage fédérateur, pour faire progresser les élèves dans toutes les disciplines et travailler les pratiques langagières ensemble.
Sur le site ESF
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Manifeste pour l'écriture

Nos enfants, l'urgence d'agir ! - Manifeste pour l'écriture, Isabelle Carré, Delphine Saubaber. Robert Laffont éd.12/03/2026
Récit d’expériences d’ateliers d’écriture menés avec des enfants et des adolescents par les deux autrices, ce court livre nous entraine sur les voies de l’écriture comme rempart à l’immédiateté et à la réponse rapide imposées par notre addiction aux moteurs de recherche, aux réseaux, à la communication intermédiée. Il n’est certes pas un ouvrage scientifique porteur d’idées nouvelles, tout ce qu’il dit, nous le savons déjà : penser prend du temps, « Écrire […] c’est différer. Résister. À l’immédiate pulsion, à l’emballement comme au cri de haine et à l’injure. » Il insiste, comme nous le rappelons depuis longtemps, sur les dangers d’un « impératif de production » dans la « production d’écrits », alors que l’important dans l’écriture est ce processus qui forme et transforme, qui élève l’enfant, l’adolescent, l’adulte. L’intérêt majeur de ce Manifeste pour l’écriture est de porter loin et haut ces mots évidemment plus largement entendus quand ils sont portés par Isabelle Carré et Delphine Saubaber. Nous nous associons bien volontiers à leur combat, notamment lors de l’ouverture du colloque (In)visibilisation des récits d’expérience par les institutions.
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IntelligenceS : 11e concours mondial Florilège-FIPF
Voici la 11e édition de Florilège-FIPF, « le » concours mondial d'écriture créative collaborative !
Novateur il y a 10 ans en ouvrant la voie à l’écriture à la fois créative et collaborative, notre concours combine cette année les « IntelligenceS », humaines et artificielles, sans obligation...
Après le beau congrès mondial de la FIPF à Besançon, qui a donné à l'écriture créative collaborative une vitrine plus importante lors d’une table ronde passionnante et une proclamation du palmarès en présence du jury, nous avons souhaité donner au concours une nouvelle impulsion, nécessaire car après 10 ans on peut commencer à ronronner !
Nous nous sommes interrogé·es à la fois sur les usages possibles de l'IA, et sur les genres que vos élèves peuvent explorer. C'est pourquoi nous ouvrons le champ des genres, qui pourront être non seulement des poèmes, des nouvelles, mais aussi du théâtre, des séquences audio ou vidéo ; et nous ouvrons la possibilité d'utiliser ou non l'IA, en spécifiant que l'utilisation de l'IA doit donner lieu à une explicitation très précise du travail mené.
Et nous continuons cette année à encourager très fortement les partenariats entre plusieurs établissements, pays, continents.
Vous trouverez toutes les indications nécessaires dans le règlement et dans la présentation à retrouver sur cette page.
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Ouvert aux adultes !
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38e concours francophone de L’encrier renversé
La revue L’encrier renversé, avec pour partenaires la communauté d’agglomération Castres-Mazamet et le Crédit agricole Nord-Midi-Pyrénées, organise son 38e concours de nouvelles, ouvert aux auteur(e)s de plus de 15 ans, du 1er janvier au 15/5/2026 minuit.
L’inscription est de 5 € (gratuite pour les mineur[e]s, les participant[e]s de l’étranger et des outremers…).
Aucun thème imposé.
Envoyer une nouvelle inédite (22 500 signes max.) en 4 exemplaires à : Concours de nouvelles de L’encrier renversé, 9, hameau En Priou, 81580 Cambounet-sur-Sor (France).
Le jury final réunit les lauréats des éditions précédentes. Le 1er prix est de 1 000 €, le 2d de 300 €. Le prix Marie-Schembré (cumulable), de 200 €, récompensera un[e] auteur[e] de la Région Occitanie. Le prix Lycéens (cumulable), de 150 €, sera décerné à un[e] auteur[e] choisi[e] par les lycéens. Le prix du Jeune espoir (cumulable), de 100 €, sera attribué à un[e] auteur[e] de moins de 18 ans. Les meilleures œuvres paraîtront dans L’encrier renversé n° 104.
Règlement visible sur : https://encrierrenverse.fr
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Ascendances, culture et généalogie
Appel à textes
Ce projet "Ascendances, culture et généalogie" a pour objectif de favoriser la recherche, l'expression écrite française et la création littéraire en s'appuyant sur la culture et la généalogie, deux formes différentes d'ascendances.
Thème : Textes autour du thème “Ascendances”.
Qu’est-ce qu’une ascendance? C’est, dans le langage météorologique, “l'une des situations dans lesquelles les masses d'air sont contraintes de s'élever”(Jean-Benoît Bouron). On parle aussi d’ascendances thermiques qui permettent aux oiseaux et aux avions de s’élever dans le ciel. En généalogie, c’est l’ensemble des générations qui ont précédé une génération donnée. Cela peut être aussi une influence psychologique.
Pour progresser positivement dans la vie il nous arrive de nous référer soit à nos ascendants généalogiques soit aux multiples ascendants que nous rencontrons, physiquement ou culturellement. Le site “Ascendances, culture et généalogie” est un lieu et une formule où peuvent se conjuguer tous les référents culturels et généalogiques, ou influences, voire confluences, qui nous construisent, qui forgent notre identité.
Si vous avez été marqué(e) par une œuvre, littéraire ou artistique, un auteur, un artiste, un ancêtre, une rencontre, une personnalité historique, envoyez-nous vos textes, authentiques, inédits, garantis sur l'honneur sans IA,pour partager votre expérience.
Tous les formats sont acceptés.
Longueur : 1 page maximum
Le règlement est disponible sur la page de présentation.
Clip de présentation: ACG 2025 (extrait)
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« Ces élèves (qui) nous élèvent » est un dispositif académique (Montpellier) à portée nationale et internationale, en partenariat avec la FIPF, dont l’objectif est de recueillir, de diffuser et d’étudier des témoignages d’éducateurs et de pédagogues parlant des élèves qui ont joué un rôle déterminant dans leur évolution professionnelle ou personnelle. Ce projet s'adresse à tous les personnels du 1er, du 2nd degré et du supérieur. Lire la suite de la présentation.
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La formation linguistique des enseignants, Le français aujourd'hui n° 232, mars 2026 - Editeur Armand Colin - numéro coordonné par Tatiana Taous et Marie-Laure Elalouf. "Les questions de formation (initiale et continue) des enseignants et enseignantes émergent régulièrement dans nombre de travaux en didactique du français, que ce soit... en conclusion, pour ouvrir sur des perspectives de recherche articulant plus nettement recherche et formation et visant, in fine, une amélioration de cette dernière […]; ... dans les introductions, afin de justifier les études proposées, soit en pointant les lacunes de la formation […], soit en posant un regard rétrospectif et autocritique sur les formations dispensées […]. Il nous a donc paru essentiel de ne pas laisser la question de la formation, et spécifiquement ici de la formation linguistique, en marge (liminale ou finale) des travaux linguistiques et didactiques, mais de consacrer un dossier complet et documenté sur la manière dont les universités et les écoles de formation des enseignants préparent ces derniers à entrer dans le métier et à articuler contenus linguistiques et transposition didactique de ces contenus. Qu’est-ce que « former » en linguistique ? Ainsi posé, le titre de ce premier point laisse entendre toute la spécificité de la discipline « linguistique » en matière de formation. En effet, contrairement aux études littéraires et scientifiques, la linguistique ne fait son apparition qu’à l’entrée des études supérieures ; elle ne constitue donc pas une discipline « scolaire »." Lire le sommaire
Et chez nos associations partenaires...
Enseigner les compétences psychosociales - Cahiers pédagogiques n° 604, février-mars 2026 - Coordonné par Andreea Capitanescu Benetti et Monique Royer. "Les compétences psychosociales sont de plus en plus mentionnées dans le monde de la formation et de l’enseignement. Effet de mode ou changement profond ? Notre dossier fait le point sur ce que sont ces compétences et propose des pistes pour les enseigner mais aussi pour éviter les risques de dérive." Lire le sommaire et commander le numéro
Autorité(s) : comment faire ? Dialogue n° 199, revue du GFEN, 2026. « L’autorité, ce n’est plus ce que c’était… » entend-on. Certains, inquiets et insécurisés, pensent à rétablir ou trouver de nouveaux repères autoritaires, qui seraient clairs, qui pourraient les rassurer. Parfois, même les personnels enseignants sont par un recours possible à l’ordre autoritaire, institutionnellement hiérarchisé. L’histoire de l’éducation nouvelle témoigne d’inventivité et de désaccords quant à l’autorité. Entre les “anti-autoritaires” et les “directifs”, on trouve plus de 50 nuances d’autorité. Ce numéro de Dialogue continue de décliner cette pluralité, tout en poursuivant une utopie commune. Celle qui résiste aux tentations de l’autoritarisme en cherchant à (re)construire les fondements démocratiques d’autorités. Dans les articles présentés, on découvrira ainsi une autorité qui autorise et garantit la sécurité, conditions de l’apprentissage, une autre fondée dans le tutorat, la confiance, ainsi que la recherche de celle qui permettrait de s’élever ensemble". Lire le sommaire et commander le numéro
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